vendredi 7 mai 2010

V-v



J’arrive à l’Université de Montréal à 17h35 pour mon cours d’écriture journalistique à 18h. C’est le premier jour. En attachant mon vélo je trouve la première surprise de la soirée : mon ancien vélo, celui que j’avais acheté avec l’argent d’un prix que j’avais reçu à l’université McGill, est là! Tout beau, tout bleu, comme s’il m’attendait, mais quoi faire? Voler mon vélo volé? La décision est dure à prendre. Hélas! Je laisse tomber. Cependant, une demi-heure plus tard je me retrouve à tourner au tour de mon vélo comme un oiseau qui survole sa proie. C’est là que je rencontre Jean-Baptiste, un de ces français de passage à Montréal. Il est ici pour étudier la géographie. Il est venu à l’université en vélo. Un vélo que quelqu'un avait prêté à quelqu'un qui lui, lui avait prêté. Car son ancien vélo cheap qu’il avait acheté à un vieux papi et pour lequel il avait acheté un bon cadenas à 30 piastres, il se l’a fait voler. Depuis cet événement, il ne fait aucun effort pour protéger son vélo. Il a entendu dire qu’un camion se promène la nuit dans les rues de Montréal avec de voleurs tout équipés qui ramassent tous les vélos se trouvant sur une rue choisie. Vrai ou légende urbaine? Je ne pourrais dire. Jean-Baptiste vit à Villeray et s’est fait voler son vélo près de McGill. Ce qui prouve qu’aucun quartier n’est à l’abri du vole de vélos. Il trouve qu’acheter des vélos volés pour ensuite se les faire voler est déplorable mais c’est ainsi que tourne la roue. Jean-Baptiste propose aux montréalais de garages pour garder les vélos près de l’université. Les Bixi, vous demandez-vous? Ils sont jolis, ils sont touristiques, ils sont chers. Un vrai montréalais ne peut pas faire son épicerie, sa lessive et s’arrêter au parc écouter les tam-tams les dimanches après-midis en allant du point A au point B.